Par Nadine PEREIRA
Publié le Tue, 04/01/2025 - 00:00
Le directeur exécutif de la chaîne irlandaise de vêtements à bas prix Primark, Paul Marchant, a démissionné après une enquête sur son "comportement" envers une femme, suscitant l'ire de la maison-mère de l'entreprise, qui dit défendre "un environnement de travail sûr, respectueux et inclusif". Cette enquête, "menée par des avocats externes" et initiée par Associated British Foods (ABF), le groupe qui possède Primark, fait suite à "une allégation faite par une personne concernant son comportement envers elle dans un environnement social", est-il expliqué dans le communiqué. Contacté par l'AFP, ABF ne donne dans l'immédiat aucune autre précision sur les circonstances des faits reprochés à son ancien dirigeant. Selon le communiqué, celui-ci "a coopéré à l'enquête, reconnu son erreur de jugement et accepte que ses actions aient été en deçà des normes attendues". "Il a présenté des excuses à la personne concernée, au conseil d'administration d'ABF, à ses collègues de Primark et à d'autres personnes liées à l'entreprise", est-il ajouté. "Je suis immensément déçu", a réagi George Weston, directeur général d'ABF, cité dans le communiqué. "Agir de manière responsable est la seule façon de construire et de gérer une entreprise à long terme", a-t-il dit.
La Bourse suisse n'a pas résisté lundi à un mouvement de repli généralisé sur les principales places mondiales, arc-boutées en prévision de l'entrée en vigueur de nouvelles barrières commerciales aux Etats-Unis. A la clôture, le Swiss Market Index (SMI) s'était délesté de 1,89% à 12'598,12 points, le Swiss Leader Index (SLI) de 2,02% à 2032,20 points et le Swiss Performance Index (SPI) élargi de 1,73% à 16'800,32 points. Parmi les trente principales valeurs, seul le bon Schindler (+0,4%) s'était maintenu à flot. Les défensives Nestlé (-1,0%) et Swisscom (-0,7%) ont longuement résisté, pour finir par céder. Les poids lourds pharmaceutiques Novartis (-0,8%) et Roche (bon -2,1%) ont aussi rendu les armes. ABB (-3,7% ou 1,70 franc) était pénalisé ce jour par un traitement hors dividende de 90 centimes. UBS aussi a fait grise mine (-3,8%) sans excuse spécifique, tout comme SIG Group (-3,9%). Alcon (-1,4%) va lancer mardi un programme de rachat d'actions pour un montant maximum de 750 millions de dollars, s'étendant jusqu'à fin mars 2028. Logitech n'a pu se défaire de la lanterne rouge (-4,4%), dans la foulée du fort recul des valeurs technologiques à Wall Street vendredi. Sur le marché élargi, BioVersys (-0,8%) n'a guère profité de l'extension de la validité d'un brevet sur son traitement expérimental BV100 en Chine.
Europe
Les Bourses européennes ont commencé la semaine en nette baisse, alors que les investisseurs redoutent l'impact sur l'économie des nouveaux droits de douane que le président américain, Donald Trump, compte mettre en place dès mercredi. L'indice Stoxx Europe 600 a cédé lundi 1,5%, à 533,9 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont perdu 1,6% chacun. Le DAX 40 s'est replié de 1,3% à Francfort, tandis que le FTSE 100 a terminé en recul de 0,9% à Londres. MAUREL & PROM (-14,6%): les Etats-Unis ont révoqué la licence du groupe d'exploration et de production d'hydrocarbures pour ses activités au Venezuela. Cette révocation s'inscrit dans le cadre de la réactivation des sanctions américaines contre le secteur pétrolier et gazier vénézuélien, Washington dénonçant le non-respect par Caracas des engagements pris en amont de l'élection présidentielle prévue cette année. SCOR (-3,6%, à 26,62 euros): UBS a dégradé lundi sa recommandation sur le titre du réassureur d'"acheter" à "neutre" tout en conservant son objectif de cours de 29,70 euros. L'intermédiaire financier estime que le rendement du dividende de 7,2% attendu en 2025 ne constitue plus une prime suffisante par rapport à d'autres groupes du secteur et ne justifie plus une recommandation "acheter".
États-Unis
La Bourse de New York a clôturé majoritairement en hausse lundi à l'issue d'une séance hésitante, dans un contexte toujours marqué par les craintes des investisseurs concernant la mise en place de nouveaux droits de douane américains vis-à-vis du reste du monde. Après une ouverture dans le rouge, l'indice Dow Jones (DJIA) a finalement gagné 1%, à 42.001,76 points, et le S&P 500 a progressé de 0,6%, à 5.611,85 points. Le Nasdaq Composite a en revanche terminé en baisse de 0,1%, à 17.299,29 points. La séance de lundi a illustré la forte volatilité des marchés face à l'incertitude entourant les décisions de l'administration Trump attendues dans les prochains jours. Malgré le redressement observé en cours de journée, les indices S&P 500 et Nasdaq ont bouclé leur plus mauvais trimestre depuis 2022, avec une baisse de 5% et 11% respectivement depuis le début de l'année. GENERAL MOTORS (-1% vers 15h40), FORD (-0,7%), STELLANTIS (-2,5%): les valeurs automobiles poursuivent leur recul, affectées par les inquiétudes au sujet de la guerre commerciale, alors que de nouveaux droits de douane de 25% sur tous les véhicules importés aux Etats-Unis doivent entrer en vigueur jeudi. Interrogé samedi sur CNBC, le président américain, Donald Trump, a affirmé qu'il "n'en a[vait] rien à faire" si les constructeurs étrangers augmentent leurs prix, car cela poussera les Américains à acheter des voitures produites aux Etats-Unis. TESLA (-3,4%) reste sous forte pression après avoir perdu 3,5% vendredi, dans un contexte marqué par les tensions commerciales. L'action du constructeur de voitures électriques a perdu 35% de sa valeur depuis le début de l'année. COREWEAVE (-5,5% à 37,80 dollars) se replie après avoir terminé à 40 dollars vendredi pour son premier jour de cotation, soit le prix auquel la start-up d'intelligence artificielle (IA) a été introduite en Bourse.
Asie
En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo montait de 0,4% mardi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite gagnait 0,3%, tandis que le Hang Seng à la Bourse de Hong Kong progressait de 0,5%.
Obligations
Vers 7h40, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans perdait 1 point de base, à 4,20%. Celui du titre à deux ans reculait de moins de 1 point de base, à 3,89%.
Analyse
UBS augmente Nemetschek à 120 (115) EUR – Neutral
HSBC baisse BASF à 50 (53) EUR – Hold
Barclays abaisse Schneider à 276 (300) EUR – Overweight
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